Moyen-Orient n° 13

Moyen-Orient n° 13,
Janvier-Mars 2012

Après la révolution vient le temps de la contre-révolution. Du Maroc à l’Égypte, celles-ci sont guidées par des formations autrefois honnies et bannies par les dictatures : les islamistes sont les grands gagnants politiques du « printemps arabe ». Alors qu’ils étaient peu nombreux sur les places à manifester, ils font leur retour en force – par les urnes – dans des sociétés en pleine transformation. Si la laïcité implique l’éviction de la religion de l’espace public, une réflexion sur la place de l’islam dans les sociétés musulmanes s’impose. La foi du prophète Mahomet est, pour une majorité des habitants du sud de la Méditerranée, une référence identitaire primordiale. Les islamistes gouverneront, ils ont été élus, n’en déplaise aux plus sceptiques. Faut-il pour autant en conclure qu’une « vague verte » enfermera le Maghreb et le Machrek dans une nouvelle ère d’autoritarisme ? La suite >

Le réveil arabe vu de Jérusalem

(© Koekeloer)

Par Arie M. Kacowicz
(avril 2011)

Professeur au département
des relations internationales, université hébraïque de Jérusalem

Comment Israël perçoit-il les révolutions en cours dans le monde arabe ? Et quelles perspectives d’action ce renouveau lui offre-t-il ? Plusieurs options sont envisageables, en fonction de l’approche des relations internationales adoptée.

Un sentiment révolutionnaire s’est répandu dans tout le Moyen-Orient au cours des deux derniers mois. De la Tunisie à l’Égypte, en passant par Bahreïn, la Libye et le Yémen, un « nouveau Moyen-Orient » prend forme : d’anciens régimes ont été renversés pacifiquement (en Tunisie et en Égypte), des guerres civiles se déchaînent (en Libye). Il reste cependant difficile de faire une analyse globale du Moyen-Orient arabe, car chaque pays et chaque régime ont leurs spécificités. La suite >

Chaînes satellitaires : outils d’influence, facteurs de puissance

Par Théo Corbucci (avril 2011)
Journaliste spécialisé sur les médias du Proche et du Moyen-Orient

Les chaînes satellitaires touchent aujourd’hui l’ensemble du monde arabe, y compris le désert comme ici en Jordanie. (© DanielW)

Les récents événements survenus en Tunisie, en Égypte ainsi qu’en Libye l’ont prouvé : les chaînes satellitaires, avant tout Al-Jazeera, ont une véritable influence sur le plan politique, mais également sur le plan diplomatique, voire stratégique. Au point d’avoir de réelles incidences sur les relations internationales elles-mêmes.

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Moyen-Orient n° 12

Moyen-Orient n° 12,
Octobre-Décembre 2011

La Tunisie et l’Égypte tentent de trouver la voie de la transition démocratique, la Libye découvre la liberté après quarante-deux années de règne de Mouammar Kadhafi… La Syrie vient de vivre un « été de l’autoritarisme ». Les images qui nous parviennent de villes comme Hama ou Homs montrent une répression des plus féroces du régime de Bachar al-Assad contre son peuple. Depuis le 15 mars 2011, début des protestations, au moins 2 600 personnes ont perdu la vie, selon l’ONU. Le président syrien a bien appris la leçon : un dictateur ne doit jamais reconnaître son manque de légitimité, erreur qui avait coûté leur « trône » à Zine el-Abidine ben Ali et à Hosni Moubarak. La suite >

Moyen-Orient n° 11

Moyen-Orient n° 11,
Juillet-Septembre 2011

Inattendue, la vague révolutionnaire partie de Tunisie fin 2010 concerne aujourd’hui l’ensemble du monde arabe avec une ampleur plus ou moins grande selon les pays. La guerre en Libye ou la répression massive du régime syrien sont là pour en témoigner. Mathieu ­Guidère, professeur à l’université de Toulouse 2, que nous avons interrogé sur ces mouvements de contestation, rappelle d’ailleurs qu’il n’a pas été possible de « dupliquer » la révolution tunisienne dans d’autres pays arabes et qu’au contraire, ces mouvements ont été progressivement contrôlés, que ce soit en Égypte, au Maroc ou à Bahreïn. La suite >

Tunisie : une Révolution de l’intérieur

Notre partenaire Planète Terre (France Culture) revient sur son blog Globe sur les révolutions en Tunisie et les révoltes en Syrie.

Quel projet pour l’opposition syrienne ?

À l’initiative du Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE), deux représentants de l’opposition syrienne sont intervenus le 16 mai 2011 dans les locaux parisiens du CAPE. Salim Monaim, membre du Conseil national de la déclaration de Damas, représentant de l’opposition politique, et Abelraouf Darwich, président du collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie (organisation issue des rangs de la société civile), ont exposé leurs visions avant de répondre aux questions des journalistes français et arabes présents dans l’assemblée. La suite >

Les territoires d’Al-Qaïda

Un article intéressant sur les territoires d’AQMI sur le blog du magazine CARTO.

Actualité syrienne

Un nouveau blog pour suivre l’actualité en Syrie : http://syrie.blog.lemonde.fr/

En Syrie aussi, la peur a commencé à changer de camp

Par Ignace Leverrier (avril 2011)
Ancien diplomate, chercheur arabisant

Interrogé le 31 janvier 2011 par le Wall Street Journal alors que plusieurs États arabes connaissaient des soulèvements menaçants pour les régimes en place, le président Bachar al-Assad faisait montre d’une belle assurance en déclarant que son pays était « à l’abri des troubles », parce que le pouvoir syrien était « proche des convictions de son peuple ».

Nous avons tenté de démontrer, en répondant à la question : « Pourquoi la Syrie n’a-t-elle pas (encore…) bougé ? » (1), que la position d’attente de la population syrienne s’expliquait moins par la proximité de ses convictions avec celles de Bachar al-Assad que par la peur des représailles. Nous voudrions montrer ici que le pouvoir syrien n’est pas moins effrayé que la population. Depuis le début de l’année 2011, il tente de prévenir toute agitation en multipliant les mesures sociales et économiques et en mobilisant ses appareils de sécurité et ses partisans. Il apporte par ailleurs un soutien à Mouammar ­Kadhafi dans le but d’empêcher la population syrienne d’imaginer qu’elle pourrait parvenir à ses fins face à un pouvoir résolu à recourir à la force. La suite >