Par Mohammed El Oifi (juin 2010)
Politologue, Institut d’études politiques de Paris

Dans le champ médiatique panarabe, deux chaînes d’information s’affrontent aujourd’hui : la saoudienne Al-Arabiya et la qatarie Al-Jazeera, aux lignes éditoriales antagonistes représentant des sensibilités et des intérêts divergents.

(© Areion/Capri)

Dans l’histoire de la communication moderne, rares sont les médias qui ont suscité autant d’interrogations et de réactions que la chaîne télévisuelle d’information en continu qatarie Al-Jazeera. La multiplication récente des chaînes d’information en langue arabe lancées par les États-Unis d’Amérique (Al-Hurra, 2004), l’Iran (Al-Alam, 2003), l’Arabie saoudite (Al-Arabiya, 2003), la Grande-Bretagne (BBC TV Arabic, 2008), la France (France 24 en arabe, 2007), la Russie (Rusiya al-Yaum, 2007), la Turquie (TRT 7, 2010), témoigne de la prise de conscience politique quant à l’importance des médias comme outil de politique étrangère ou de diplomatie publique vers le Moyen-Orient. L’enjeu de ces stratégies médiatiques coûteuses et complexes est la conquête « des cœurs et des esprits » des opinions publiques arabes, dont les préférences politiques sont déconnectées de celles de gouvernements arabes profondément délégitimés (1).
Du point de vue de leurs instigateurs, ces chaînes de télévision permettent aux États de se positionner sur le champ médiatique arabe et d’avoir ainsi un accès direct au téléspectateur arabophone grâce aux antennes paraboliques, ce qui réduit considérablement la capacité des gouvernements arabes de les censurer ou de protéger leur espace informationnel. Ces chaînes en langue arabe pourraient en effet se révéler utiles pour défendre un point de vue, présenter une position ou une lecture spécifique d’un événement lors de crises internationales impliquant la région du Moyen-Orient. Or, globalement, leur audience est marginale, à l’exception de la chaîne saoudienne Al-Arabiya qui, en affichant une ligne éditoriale se rapprochant de plus en plus des positions politiques américaines, a su se distinguer habilement d’Al-Jazeera, contribuant à une réduction décisive de l’utilité des canaux d’information en langue arabe lancés par les gouvernements occidentaux. Le champ de l’information télévisuelle panarabe est ainsi aujourd’hui marqué par le clivage entre deux lignes éditoriales antagonistes représentant des sensibilités et des intérêts divergents. La première, « libérale », légitimiste, favorable à la stratégie américaine au Moyen-Orient, est incarnée par Al-Arabiya, et la seconde, plus ouverte sur les oppositions arabes, est représentée par Al-Jazeera, perçue comme une chaîne de « mobilisation » des opinions publiques, jouant la carte de la contestation de l’hégémonie américaine dans la région et de la critique de l’autoritarisme des gouvernements arabes.

Vers une sanctuarisation du champ médiatique arabe
Après les attentats du 11 septembre 2001, Al-Jazeera a joué un rôle déterminant dans la médiatisation des discours de Ben Laden et de ses actions, avec pour conséquence principale, si l’on en croit certains observateurs, de priver les États-Unis de leur capacité habituelle d’imposer au reste du monde leur propre lecture des événements internationaux du Moyen-Orient. Ainsi, l’irruption d’Al-Jazeera sur la scène médiatique internationale en tant qu’acteur non étatique a été considérée comme un « défi à l’Occident » (2), ce qui constitue une surestimation de son impact sur le fonctionnement des flux d’images et de messages au niveau international. En réalité, l’effet le plus marquant du lancement de la chaîne qatarie Al-Jazeera en novembre 1996 est essentiellement régional et a pour conséquence majeure la recomposition du champ médiatique panarabe. En effet, les médias arabes se singularisent par l’existence d’une sphère panarabe qui transcende les États-nations et les publics nationaux, dont la genèse remonte à la fin du XIXe siècle, et que l’utilisation d’une langue commune a rendue effective. La lutte entre les États arabes pour le leadership régional passe par le contrôle de cette sphère médiatique. Aujourd’hui, après la fin de l’expérience nassérienne en Égypte et du régime baasiste en Irak, et en raison de leurs richesses pétrolières, ce sont les pays du Golfe qui ont l’initiative médiatique, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar. Paradoxalement, avant la « révolution de l’information » (3) dans le monde arabe des années 1990, les publics arabes s’exposaient davantage aux médias internationaux en arabe, telles la radio BBC ou Radio Monte-Carlo, ou en langues étrangères, CNN ou les télévisions françaises. Or, la diversification de l’offre télévisuelle arabe provenant des acteurs locaux a réduit l’exposition aux médias étrangers. Ainsi, les processus de mondialisation des réseaux de communication, la diffusion des technologies et l’abaissement des coûts, loin d’aboutir à une universalisation de la communication, sanctuarisent les champs médiatiques régionaux selon des limites basées sur des affinités linguistiques et politiques. La configuration actuelle du champ médiatique arabe semble indiquer que les luttes médiatiques seront essentiellement interarabes, les acteurs extérieurs à la région jouant à cet égard un rôle de plus en plus marginal.

Une stratégie de monopole face à une stratégie de distinction
Après le retrait de l’Égypte en 1970 et de l’Irak en 1991 de la lutte pour la domination du champ médiatique panarabe, l’Arabie saoudite s’est retrouvée dans une situation de monopole, contrôlant l’essentiel des médias panarabes. C’est pourquoi le lancement d’Al-Jazeera par l’émir du Qatar, cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, a abouti à une recomposition profonde du champ médiatique panarabe au détriment de l’alliance saoudo-libanaise. En effet, Al-Jazeera a opéré une triple rupture par rapport à la recette saoudienne : le choix du lieu d’implantation, des hommes et des idéologies. L’idée dominante dans la culture médiatique arabe avant le lancement d’Al-Jazeera est que seuls les médias arabes installés à l’étranger sont relativement libres (4). Ainsi, l’ensemble de l’empire médiatique saoudien était, jusqu’au début des années 2000, basé à Londres ou en Italie ; l’émigration d’une partie de la presse libanaise vers l’Europe après le déclenchement de la guerre civile libanaise en 1975 a confirmé la pertinence de cette thèse. La présence massive de journalistes arabes, notamment libanais, en Europe fera d’eux des alliés – certains parleront de mercenaires au service des émirs saoudiens qui ont initié la stratégie de l’Arabie pour le contrôle du champ médiatique arabe. En s’implantant au Qatar, Al-Jazeera a mis fin à cette thèse et démontré qu’un média panarabe implanté dans un pays arabe peut bénéficier d’une grande liberté. Progressivement, les médias saoudiens installés en Europe commencent à revenir dans la région, notamment aux Émirats arabes unis, mais pas en Arabie saoudite. Parallèlement à cette implantation au Moyen-Orient, les concepteurs d’Al-Jazeera prennent acte de la diversification sociologique des journalistes arabes, mettant ainsi fin à la prééminence des Libanais. Pour susciter l’adhésion et l’identification à leurs médias dans le monde arabe, ils ont voulu que l’embauche des journalistes soit représentative des nationalités arabes. Ce recrutement réellement panarabe est en rupture totale avec les orientations saoudiennes en matière d’entreprise de presse, qui étaient le plus souvent des alliances entre l’argent saoudien et le savoir-faire libanais. En offrant un modèle alternatif très différent de la recette saoudienne, Al-Jazeera a mis fin à la domination des Saoudiens et des Libanais sur les médias panarabes, ce qui explique leur mobilisation mutuelle et coordonnée contre cette chaîne durant les années 2000. Enfin, une lecture attentive de l’identité idéologique d’Al-Jazeera et de sa ligne éditoriale à travers l’analyse des émissions de débats et des choix de thèmes, mais également des orientations revendiquées par les principaux animateurs, révèle un équilibre subtil entre trois tendances : arabiste, islamique et libérale (5).

La triple réaction saoudienne : commerciale, médiatique et politique
L’une des raisons qui expliquent le mieux le succès d’Al-Jazeera est son ouverture sur les oppositions arabes, et notamment saoudienne. En effet, en conviant les opposants saoudiens, en particulier ceux de Londres (Saad al-Faqih, Mohammed al-Massaari, etc.), à s’exprimer sur ses écrans, Al-Jazeera s’est brutalement immiscée dans le jeu politique interne de l’Arabie saoudite. Après le 11 Septembre, la parole donnée à Oussama ben Laden, dont la famille royale saoudienne constitue une cible prioritaire, et quelques reportages particulièrement critiques envers l’Arabie ont convaincu les autorités de la nécessité d’agir contre la nouvelle influence médiatique « nuisible » du Qatar. Dans un premier temps, la pression saoudienne sur le gouvernement du Qatar était essentiellement commerciale, l’objectif étant de priver Al-Jazeera de l’accès au marché publicitaire du Moyen-Orient largement dominé par les agences saoudiennes et libanaises. Cette stratégie s’est révélée peu pertinente dans la mesure où le financement de la chaîne provient directement de l’État qatari et que la rentabilité ne constitue pas pour ses dirigeants un objectif prioritaire.
Le volet médiatique de la riposte saoudienne s’est concrétisé par le lancement de la chaîne d’information en continu Al-Arabiya (6), qui appartient au groupe Middle East Broadcasting Centre (MBC), présidé par Walid al-Ibrahim, un proche de la famille royale saoudienne. La chaîne diffuse à partir de Dubaï depuis 19 février 2003 afin de faire contrepoids à Al-Jazeera et de fournir une lecture des événements dans la région conforme aux intérêts de Riyad, sans contrarier les grandes orientations stratégiques américaines. Conformément à la recette saoudienne, la direction est saoudo-libanaise (Abderrahmane al-Rashed et Nakhla al-Haj) et les principales émissions sont confiées essentiellement à des journalistes libanais (Giselle Khoury Rima Salha, Elie Nakouzy, Giselle Habib Abou Joudeh, Najwa Kassem), mais également saoudiens, comme Turki al-Dakheel et le grand éditorialiste Dawood al-Shiryan. La plupart de ces vedettes de la chaîne appartiennent à la droite chrétienne libanaise et au courant « libéral » saoudien allié au gouvernement dans sa lutte contre les contestations politiques en Arabie saoudite.
L’attitude des autorités saoudiennes vis-à-vis d’Al-Jazeera a connu une évolution notable. Comme les autres pays du Golfe, le Qatar redoute l’hégémonie saoudienne au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ce malaise est aggravé par le différend frontalier datant de 1965 entre les deux pays qui a débouché en septembre 1991 sur un affrontement militaire près de la ville d’Al-Khafus. Après le coup d’État orchestré par le cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani contre son père en 1995, le Qatar sollicite la protection militaire américaine directe, tout en s’ouvrant d’une manière spectaculaire sur Israël (7). Ces mesures vont assurer le pays contre toute « agression » saoudienne et le rapprocher du lobby pro-israélien aux États-Unis. Au niveau régional, le succès d’Al-Jazeera auprès des opinions publiques et des oppositions arabes met l’Arabie saoudite, d’un point de vue médiatique, sur la défensive. Jusqu’en 2007, les autorités saoudiennes vont gêner ou interdire le travail des correspondants d’Al-Jazeera dans le royaume, même pendant la période du pèlerinage à La Mecque. Néanmoins, c’est sur le champ médiatique que la lutte est la plus acharnée ; les affaires internes à l’Arabie saoudite sont portées sur les écrans d’Al-Jazeera et commentées en direct par les opposants les plus farouches au régime saoudien. Or, il s’agit ici d’un point extrêmement sensible pour les autorités saoudiennes et pour les centaines de journalistes arabes qu’ils emploient pour sanctuariser le régime saoudien contre toute critique provenant du monde arabe (8). C’est ce qui explique la mobilisation de grande ampleur contre Al-Jazeera organisée par les autorités saoudiennes et leurs alliés arabes, notamment du Liban. Des milliers d’articles ont été rédigés pour dénigrer la chaîne par des journalistes libanais comme Hazem Saghiya, Ibrahim al-Ariss, Dayana Maqled, le Jordanien Saleh al-Kalab, les Saoudiens Tarek al-Hamid, Abderrahmane al-Rashed, Mechari al-Daydi, Abdallah al-Sudyri, ou les Égyptiens Abdel Monem Said et Mamoun Fandy. Ce dernier, éditorialiste dans le quotidien panarabe saoudien Al-Sharq al-Awsat, est proche du régime saoudien et a consacré un livre, (Un)Civil War of Words, à la guerre médiatique inter-arabe, dont l’objectif ultime est de conforter l’un des arguments essentiels de la stratégie médiatique saoudienne contre Al-Jazeera : celle-ci ressemble aux autres médias arabes et n’apporte rien de nouveau (9). L’autre argument consiste à « islamiser » la chaîne qatarie en mettant l’accent sur le « contrôle » que les Frères musulmans exerceraient sur sa direction. La présence du cheikh Youssef al-Qaradawi, président de l’Union internationale des savants musulmans (oulémas), et de nombreux cadres palestiniens proches de milieux islamistes vient conforter cet argument, même si d’autres sensibilités idéologiques, comme le courant nationaliste panarabe (10), participent à la formation de l’identité de la chaîne. Ces noms sont absents ou interdits sur les écrans d’Al-Arabiya.

Vers un compromis temporaire
La stratégie médiatique du Qatar et sa diplomatie originale, basée sur la volonté d’entretenir des relations avec tous les partenaires, ont permis à ce pays d’acquérir une véritable influence sur les affaires régionales. L’émirat a tenté de convertir cette influence médiatique (11) en gains politiques et diplomatiques, en particulier par rapport à l’Arabie saoudite. Ainsi, le 6 juillet 2008, un accord définitif sur le tracé des frontières entre les deux pays a été signé en dépit des réticences antérieures des autorités saoudiennes.
Les relations entre Doha et Riyad s’améliorent progressivement. L’hégémonisme saoudien est désormais contrebalancé, du point de vue qatari, par sa force de frappe médiatique, le bouclier militaire américain et son poids diplomatique étant acquis sur la scène régionale et internationale. En contrepartie, l’opposition saoudienne n’est plus présente sur les écrans d’Al-Jazeera depuis septembre 2007, et un accord tacite a été trouvé entre les deux pays pour éviter un traitement médiatique défavorable de leurs affaires internes. Cependant, cet infléchissement d’Al-Jazeera concernant les affaires internes de l’Arabie saoudite n’a pas touché les autres dossiers régionaux ou internationaux. Par conséquent, le décalage est de plus en plus important entre les traitements d’Al-Jazeera et d’Al-Arabiya des dossiers irakien, iranien ou ceux du Hamas et du Hezbollah. Les positions diplomatiques divergentes et les conflits d’intérêts entre les deux pays trouvent des traductions médiatiques immédiates sur les écrans des chaînes d’information en continu. En épousant les préférences des opinions publiques arabes à chaque conflit qui secoue la région, Al-Jazeera fait apparaître Al-Arabiya comme une chaîne qui reflète le point de vue de l’« ennemi », qu’il soit israélien ou américain. Même si le Qatar et l’Arabie saoudite sont des alliés proches des États-Unis, Al-Jazeera est perçue comme la voix des peuples arabes et de la résistance aussi bien au despotisme des dirigeants locaux qu’aux occupations américaine et israélienne. En revanche, Al-Arabiya se retrouve prisonnière de l’image d’une chaîne qui « reflète le point de vue américain » (12), voire israélien, si bien que ses détracteurs l’appellent al-ibriya (la juive).
Il est vrai que le président américain Obama a choisi Al-Arabiya et non pas Al-Jazeera pour s’adresser, juste après son élection, aux peuples arabes, et dernièrement, une journaliste vedette de la chaîne, Rima Maktabi, a été recrutée par la chaîne américaine CNN pour couvrir le Moyen-Orient. Cette proximité supposée avec l’administration américaine dans une région marquée par une hostilité profonde à la politique des États-Unis constitue un véritable handicap pour Al-Arabiya face à Al-Jazeera. La décision du ministère des Affaires étrangères israélien de mettre sur son site une sélection d’éditoriaux de la presse arabe favorables aux positions israéliennes a donné lieu à une polémique autour de ce qui est devenu « la liste des journalistes arabes ambassadeurs d’Israël », avec à sa tête le directeur d’Al-Arabiya. Interrogé par un journaliste d’Al-Arabiya sur l’opportunité d’apparaître dans les médias israéliens, l’universitaire saoudien Mohsen al-Awaji répond par l’affirmative, « de la même façon que j’ai accepté d’apparaître sur Al-Arabiya, qui a pris d’une manière inacceptable et contre la volonté des peuples le parti de l’ennemi sioniste (Israël) lors de son agression contre la bande de Gaza ; certaines chaînes sionistes (israéliennes) avaient adopté une position plus juste que celle d’Al-Arabiya » (13). En dehors de l’Arabie saoudite, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a publiquement dénoncé ce qu’il considère comme de la propagande d’Al-Arabiya en faveur d’Israël dans le monde arabe (14).
Au-delà des instrumentalisations opportunistes que les acteurs politiques font des lignes éditoriales des deux chaînes, ce duel diplomatico-médiatique entre Al-Jazeera et Al-Arabiya est le reflet de clivages politiques réels existant dans le monde arabe. Ce pluralisme médiatique salutaire traduit également la lutte acharnée que mènent les États pour séduire et convaincre les opinions publiques dans un espace public arabe de plus en plus interconnecté et transfrontière.

Notes
(1) Conformément à la tradition wébérienne, il convient de ne pas confondre légitimité et légitimité démocratique.
(2) Hugh Miles, Al-Jazeera: The Inside Story of the Arab News Channel That is Challenging the West, Grove Press, NYC, 2005.
(3) Yves Gonzalez-Quijano et Tourya Guaaybess (dir.), Les Arabes parlent aux Arabes : La révolution de l’information dans le monde arabe, Actes Sud, 2009, 270 p.

(4) Farouk Abou Zayd, La Presse arabe installée à l’étranger (en arabe), Éditions Alam al-Kutub, Le Caire, 1993.
(5) Suleiman Ben Jazea al-Shamari, La Dimension panarabe dans la chaîne de télévision Al-Jazeera, Université du Roi Saoud, Arabie saoudite, 2000.
(6) http://www.alarabiya.net/default.html
(7) Uzi Rabi, « Qatar’s relations with Israel: Challenging Arab and Gulf norms », in Middle East Journal, vol. 63, n° 3, 2009.
(8) Madawi al-Rasheed, Kingdom Without Borders: Saudi Arabia’s Political, Religious and Media Frontiers, Columbia/Hurst, 2008.
(9) Mamoun Fandy, (Un)Civil War of Words, Praeger Security International, Londres, 2007.
(10) Le courant nationaliste panarabe est représenté par des personnalités telles que les Palestiniens Azmi Bichara et Abdel Bari Atwan, l’Égyptien Mohammed Hassanin Hyakal ou le Marocain Khaled al-Soufiani.
(11) Mohammed El Oifi, « Influence without Power: Al-Jazeera and the Arab Public Sphere », in Mohamed Zayani, The Al-Jazeera Phenomenon Critical Perspectives on New Arab Media, Pluto Press, Londres, 2005.
(12) Son directeur Al-Rashed se trouve contraint de se défendre : « Al-Arabiya ne reflète pas le point de vue américain », journal saoudien OKaz, 15 janvier 2009.
(13) Notamment  http://www.altawasul.com/mfaar/opp%20eds/op%20eds-%20arab%20writers/. Et http://www.youtube.com/watch?v=nICSV8tWb1Y
(14) Discours du chef du Hezbollah en janvier 2009. http://www.youtube.com/watch?v=XB_BOKudwog

Article extrait de Moyen-Orient n° 6, Juin-Juillet 2010